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Retour en France après une semaine en Nouvelle-Zélande

octobre 27, 2015 / by / 0 Comment

Ca commence à être une habitude, rien ne se passe jamais comme prévu depuis j’ai quitté la France. Des successions de problèmes qui ont eu raison de mes nerfs et qui m’ont poussé à dire stop.

 

La Nouvelle-Zélande

 

Le tricycle

5 mois que j’attendais ça. Je vais enfin pouvoir remonter sur le tricycle. Le tour du monde comme je l’avais imaginé va enfin pouvoir commencer. Après une nuit sur un banc à l’aéroport d’Auckland je prend la direction du centre ville pour aller chez Kelly, la cousine à Jess qui m’avait hébergé dans le Colorado avec Stacey.
Grosse déception quand j’ouvre le carton. Le tricycle est un puzzle à reconstituer. Gwen de Veloroad m’avait bien formé sur 2-3 trucs mais pas sur tout ça. Et puis ça fait un semestre que je n’ai pas touché à la mécanique. En plus de ça, quelques pièces restent bien tordues et j’ai même du mal à remonter une simple roue. Du coup je remonte ce que je peux et laisse le reste à BikeLab. Je n’avais pas grand espoir qu’ils le remettent sur pattes, mais si. Après 2 jours de boulot le tricycle est d’aplomb. Eux aussi aiment mon histoire et me font une belle réduction. En plus de ça ils m’offrent un casque, car interdit de rouler sans casque en Nouvelle-Zélande apparemment.

On the road again

Je lance mes premiers coups de pédale. Première fois que je roule à gauche. Pas compliqué quand ça va tout droit, je suis cependant perdu au moment des bifurcations. Le fait d’être à quelques centimètres du sol ne m’aide pas vraiment pour ce qui est de repérer les marquages au sol. Je me retrouve donc quelques fois aux mauvais endroits. Mais les automobilistes me rappellent vite où est ma place… Le tricycle roule pas trop mal sur le plat et les montées. Par contre la descente je me fais dessus, ça bouge pas mal et des bruits que je n’aime pas trop se font entendre.
J’ai trouvé un Warmshowers à la périphérie d’Auckland. Je peux enfin ré-utiliser ce réseau maintenant que je suis redevenu cycliste. Je devais y passer une nuit. J’y suis finalement resté une semaine. Un peu comme d’hab quoi.

Derniers jours de voyage

Comme je vais vous l’expliquer en-dessous, j’ai décidé de rentrer en France. Avant de prendre ma décision j’ai quand même voulu faire d’autres sorties, avec et sans bagages pour faire mes tests, retouches, etc… Au final, même si j’ai réussi à fixer quelques trucs sur le tricycle j’ai préféré arrêter mon aventure. Décision plus que délicate à prendre mais belle et bien prise.
J’ai flâner quelques temps autour d’Auckland en attendant mon avion mais sans vraiment voir grand chose. Le spectacle ne se trouve pas en ville, il m’attendait sur l’île Sud.
Au final l’aventure aura eu lieu dans l’avion qui a eu 24h de retard. Heureusement je me suis retrouvé avec 2 frenchies, Alexis et Anthony à Sydney et le temps est passé beaucoup plus vite à raconter des conneries avec eux. Il y avait tout un charter de français qui rentraient de Nouméa et on était les traducteurs officiels. Et dire qu’il y a quelques mois tout le monde se foutait de moi en mon anglais.
J’ai aussi passé une soirée à Dubaï et nous sommes aller visiter la ville. La ville a à peine 30 ans mais est déjà immense avec ses grattes-ciels et ses 2,4 millions d’habitans. On y trouve un hôtel 7 étoiles et la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa (828m). Tout est superficiel ici. On est pas dans le même monde. Pas de voyageurs en sac à dos, juste des mecs qui font des selfies en mode fashion victime devant les boutiques Louis-Vuitton.
Bref, sympa à voir une fois dans sa vie mais juste une fois. Le seul truc qui m’intéressait ici était la station de ski. Le plus grand dôme du monde. Je me voyais déjà faire quelques virages dedans. Notre chauffeur à pas été foutu de nous emmener là-bas… Bâtard !

burjkhalifa

Retour en France

 

Pourquoi ?

Quand je suis arrivé en Nouvelle-Zélande et que j’ai vu l’état du tricycle qui n’était pas du tout prêt à partir pour 3 mois autour de ce pays, j’étais au bout de ma vie. Tout ça pour ça. Si j’avais su ça avant j’aurai pu m’organiser pour découvrir ce pays autrement mais là je me retrouve une nouvelle fois au pied du mur. J’ai l’impression que mon tour du monde se résume à une succession de problèmes auxquels je dois constamment trouver une solution si je veux avancer. Nerveusement c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Je passe plus de temps devant mon ordinateur à essayer de trouver des plans plutôt qu’à profiter mon voyage. C’est pas vraiment ce que je m’étais imaginé en partant. Tous ces « faux-plans » m’ont donc aidé à me décider au sujet d’un retour à la maison.

Les problèmes du tricycle

Après le vol, le trike a été retrouvé en piteux état. Azub et Cycledifferent avaient fait en sorte de me le réparer et Stacey l’avait envoyé il y a quelques temps en Nouvelle-Zélande pour que je puisse recommencer mon voyage dessus.
Arrivé ici, de nombreuses choses m’ont fait déchanter. Quelques pièces sont tordues, mais n’empêchent en rien de rouler, pour le moment. Dès que la pièce en question aurait cassé lors de mon démontage quotidien pour le campement je me serai retrouvé banané au milieu de je ne sais quel endroit de Nouvelle-Zélande. En sachant que le tricycle, ils ne connaissent pas ici…
Ensuite, il y a le problème des roues. Lancé en descente je me suis aperçu que le tricycle bougeait beaucoup, faisait du bruit et que les roues tournaient comme si elles étaient mal vissées. Bien sûr, elles étaient vissées « parfaitement » et pas voilées. Ce point ne me rassurait pas trop.
Après, il y a tout ce qui était en rapport avec les pièces en aluminium créées par Défi Concept pour ce voyage. Celle qui servait pour la bâche n’a jamais été retrouvé. Celle du porte bagages non plus mais nous l’avons remplacé par un modèle en bois, plus lourd de quelques kilos. Et puis la dernière située à l’avant a été remonté comme on a pu mais chaque ralentisseur ou trou de la chaussée est une source de cassure.
Ca fait beaucoup de choses pour envisager de traverser la Nouvelle-Zélande tout seul pendant 3 mois. A bout de nerf, je savais aussi que la première tuile allait me faire péter un câble.

De retour à la maison

Le billet a été pris à la dernière minute et toute ma famille a eu la surprise de me retrouver devant leur porte d’entrée un beau matin. Juste pour le plaisir de voir leur tête c’est vraiment quelque chose à faire lors de votre retour (si il n’est pas prévu bien sûr).
Pas de problème d’adaptation ou quoi que ce soit. J’ai juste du mal à me remettre du voyage et je plane un peu ces derniers jours.
C’est aussi quelque chose qui avait fait pencher la balance, mais à l’heure où vous lisez ces lignes j’ai déjà repris du service chez Décathlon Annemasse. Cela devait se faire durant le mois de Novembre, mais vu comme je tournais en rond dans l’appartement après quelques heures, j’ai préféré me remettre dans le jus le plus tôt possible. Je vais aussi remonter sur les ski à l’ESF des Carroz cet hiver. L’appel de la neige. Mais penser et faire autre chose permet d’éviter de se poser trop de question et je pense que c’est la meilleure solution à mon niveau.

Et pour la suite ?

La question que tout le monde attend… 🙂
J’ai décidé de repartir. Enfin j’étais pas rentré que je voulais déjà repartir. En quelque sorte je fais une pause dans ce voyage. Un peu plus longue que les autres tourdumondistes certes, mais une pause quand même. Je vais donc profiter de l’hiver pour me changer les idées et je reprendrai la route au mois de Mars normalement. De belles choses sont prévues pour le continent asiatique et il serait bête de passer à côté. C’est donc 3 mois de voyage qui m’attendent ce printemps et plus si affinité. Je repars sans le tricycle et je verrai à la fin de mon aventure en Asie si j’ai la foie de remonter dessus pour quelques temps en Europe ou si je rentre une nouvelle fois à la maison pour une seconde pause. Je prendrai la décision au dernier moment, je ne suis pas pressé. L’important pour moi est de pouvoir repartir. Aller apprendre tout ce que la route a encore à m’enseigner et ce que l’argent nous fais oublier.

tricycle

Pas d’Océanie pour moi lors de ce voyage. J’y retournerai certainement un jour. En attendant je vais prendre un peu de recul ces prochains mois. Me détacher du blog et du « m’as tu vu ? » pendant quelques temps et retourner dans mon petit chez moi. Pas facile de raconter ça dans un article mais le tout est très clair dans ma tête.
My Bike Is Your Bike n’est pas complètement mort puisque 2-3 articles arriveront pendant l’hiver, et je sais déjà qu’ils vont vous plaire. Et puis je reprendrai certainement la plume d’ici quelques mois.

En attendant, joyeux Noël, bonne année, bonne saint-Valentin et à bientôt !