baptiste

Mon voisin fait le Tour du monde en Stop

février 21, 2015 / by / 0 Comment

Aujourd’hui c’est un autre blogueur qui prend la plume pour vous compter son histoire. Lui a décidé de prendre la route d’une autre manière que la mienne mais nous gardons deux points communs : Avoir habité pendant 20 ans à 200m l’un de l’autre et faire un tour du monde en solitaire. En espérant que cet article, ainsi que ses conseils, puissent servir aux autres voyageurs et que ses formidables expériences rassurent les plus soucieux.
C’est à toi !
.
.
.

Mon Histoire

.
Je viens d’un village au pied d’une belle montagne en Haute Savoie. Je ne vais pas aller jusqu’à dire qu’il y a plus de vaches que d’habitants, mais vous affirmer que ce n’est pas le lieu le plus foufou de France. Néanmoins le cadre est magnifique, les gens gentils et calmes et en plus il y a le Môle!
Et bien figurez-vous que dans ce petit village tranquilou il y a 2 personnes qui ont décidé de partir à l’aventure. Je veux dire à l’Aventure. Oui, celle avec un grand A, la fanfare en fond sonore et les confettis qui tombent du ciel.
Un des deux (je vous laisse deviner lequel) s’est dis que le Vélo c’était has been et que le tricycle c’était quand même vachement plus cool. Et ben figurez vous que cette personne, part tout bientôt et qu’elle a  demandée à l’autre de parler de son voyage.
L’autre c’est moi. Mes parents m’appellent Baptiste et c’est moi la deuxième personne qui a décidé de quitter son village natal pour braver la route. Moins original que le tricycle, c’est avec ma main que j’ai décidé de partir. Plus particulièrement avec mon pouce mais les autre doigts voulaient venir aussi alors j’ai embarqué tout le monde.
 baptistestop
.
.
.

Mon Parcours

 .
En 2011, mes études dans le génie thermique finies, j’ai profité d’un partenariat avec mon université pour aller faire une année en Allemange dans le cadre d’un échange Erasmus. J’ai donc décidé de partir 3 semaines avant la rentrée, traire des vaches dans une ferme en Allemagne. J’y passerais mes meilleurs « vacances » et y vivrait mon premier choc des cultures avec des taiwanaises. L’année d’Erasmus fût tout aussi intense, beaucoup de rencontres et découvertes qui me donnèrent l’idée d’abandonner l’idée d’une carrière après les études pour aller voyager.
J’ai donc trouvé un emploi que j’ai quitté au bout de neuf mois une fois ma préparation terminée. J’avais fait mes vaccins, regardé les visas et rassemblé le matériel nécessaire ainsi que quelques économies.
Cette phase de préparation fût déjà un voyage en soi. A chercher un itinéraire, essayer de penser aux saisons dans les différents hémisphères,s’imaginer sur une plage de sable fin (check), randonner dans la jungle (check) ou faire du poney dans les steppes mongoles (pas check).
 baptisteespagne.
.
.

Mon Voyage

.
.
En juillet 2013, le 15 pour les plus curieux, j’avais mon sac de prêt et le pouce tendu avec l’idée de partir plein Ouest. Concrètement le stop, j’en avais jamais fait avant. En fait si, une fois, en revenant du bac. J’avais fini par rentrer a pied, n’ayant rencontré personne. Je voyais cela comme un moyen social et économique de voyager. Et puis cela permet de voyager dans la chaleur d’une voiture lorsque certains pédaleront dans le vent et le froid… Haha !
J’ai fini par arriver au Maroc ou après démarchages dans les ports j’ai fini par trouver un voilier pour les îles Canaries puis le Cap Vert pour enfin traverser cette grosse flaque en direction de la Guyane.
Un petit peu de bateau sur l’Amazone et j’arrivais au fond de la Patagonie Chilienne. Bon, pour les plus vifs en géographie, j’ai du pour cela traverser le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et l’Argentine.
J’avais imaginé un itinéraire qui me ferrais partir vers l’Ouest pour revenir par l’Est en 4 ans. J’ai vite laissé tomber cette idée, préférant me laisser guider par les rencontres et les envies du moment.
 baptbateaustop.
.
.
.

Le Stop

.
.
Le stop m’apporte beaucoup de moments improbables durant ce voyage. En plus de me rendre plus aventureux, moins soucieux de ne pas arriver au moment que j’avais imaginé. Il m’a surtout permis d’aller dans des endroits que je n’aurais pas imaginé. Souvent c’est le chauffeur, qui, en me conseillant tel endroit, m’envoyais dans un petit coin de paradis ! Jamais je n’ai été agressé ou me suis senti en danger. Bon un petit peu quand même lorsque qu’un dealer de cocaïne au Paraguay m’a sorti son revolver. Pour faire quoi ? Je ne sais pas. J’avoue ce jour là j’ai pas fait le malin !
J’avoue que pour le moment je n’ai pas été déçu par ce mode de transport. Bon c’est pas toujours la joie. parfois faut attendre, longtemps (mon record étant de 38 heures), dans le froid, sous la pluie (nana j’déconne, lorsqu’il pleut je sors pas haha)… mais comme m’a dit un piéton en Argentine alors que j’attendais : « Ne t’inquiètes pas, tu vas arriver où tu veux aller ».
Adepte du stop passif, je préfère rester au bord de la route, bouquiner ou jouer de l’harmonica (ou plutôt souffler dedans) en attendant les voitures plutôt que d’aller faire chier les conducteurs lorsqu’ils font le plein dans les stations services.
 baptistedesert.
.
.

Voyager en Solitaire

Et la solitude dans tout ça ? Et bien je suis rarement seul ! J’ai fini par donner un nom à mon sac : Leon. Pas très bavard mais toujours de bonne humeur ! Plus sérieusement, j’ai fait le choix de partir seul dans un seul but : être libre de faire ce que je veux (comme Val) ! Au final je ne suis jamais vraiment seul. Entre quelques amis qui m’ont rejoint pour de courtes périodes sur la route, les voyageurs rencontrés sur le tas, etc… je pense pas avoir été réellement seul plus de 3 mois sur les 19 de mon voyage.
Je suis sociable mais plutôt solitaire. Je m’accorde généralement des journées de pure solitude à tracer ma route, glander dans mon hamac… mais finis toujours par entrer en contact avec quelqu’un. La solitude pousse à aller au contact de l’autre. Beaucoup plus que lorsque l’on est avec quelqu’un.
Actuellement en pause travail dans un hôtel de luxe, je trépigne de repartir plein nord en direction de l’Alaska fin juin.
 atacama.
.
.
.

Un petit bilan de ce début de voyage ?

 .
.
Ce voyage m’a pour l’instant apporté que du positif, je vis sur le moment, n’ai rien de prévu avec plus d’un mois d’avance, je vais où je veux, quand je veux et cela procure un sentiment de puissance sur sa vie…. Je veux dire que chaque chose que je fais l’est par choix. J’ai traversé l’Atlantique à la voile parce que je le voulais, escalader telle montagne, aller dans telle ville, etc… tout est la conséquence de choix propres à moi même.
Chacun à son degré d’aventure. Moi je n’ai aucun souci d’attendre au bord de la route, dormir dans la rue ou ne pas manger. D’autres ne sont pas prêt à cela. Mais qu’importe ? L’essentiel étant de faire les choses dont on a envie lorsque l’on en a envie ! Le bonheur s’apprend et la liberté s’apprivoise. Je souhaite a tout le monde de pouvoir un jour vivre un telle experience si l’idée lui en vient.
The plan is : no plan !!
Maintenant vous savez (presque) tout sur le voyage de la deuxième personne de ce petit village. Je finirais par un petit conseil au tricycliste: Planifie pas trop, vie l’instant présent et surtout kiffe ta life à fond !
bapttdm
.
.
.
Moi qui vous avais tant parlé de lui dans mes articles précédents vous avez enfin pu faire sa connaissance. J’espère que cela vous a plût. Vous pouvez suivre son périple sur son blog : En S’melle  !!