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La traversée de l’Alaska en stop

septembre 25, 2015 / by / 0 Comment


C’est loin des clichés que nous avons de l’Etat de « la dernière frontière » que j’ai essayé de voyager au travers de l’Alaska. Une région qui ne m’a pas permis de m’épanouir pleinement quant à mon mode de déplacement.

 

La vidéo

Un mois en Alaska résumé en 7 minutes. Malheureusement, comme pour le Canada, la vidéo est trop volumineuse pour passer sur Vimeo et est seulement disponible sur YouTube. Mais pas de problème de droits d’auteur pour le moment donc vous devriez pouvoir en profiter depuis les smartphones pour ceux qui ne sont pas devant l’ordinateur.

 

La culture Eskimo

 

Au boulot

Comme je vous en avais parlé dans l’article précédent je suis arrivé chez Nikki où j’ai finalement profité de son hospitalité pendant une semaine. Je me suis bien reposé et j’en ai aussi profité pour prendre une partie de mes billets d’avion pour l’Asie. Ca s’est fait sur un coup de tête. Avant d’attaquer mes réservations je ne savais pas vraiment où j’allais. Et puis j’ai réussi à attraper des bons prix. Résultat mon tour du monde passera par les Philippines et le Népal.
J’ai aussi commencé à regarder ce qu’il y avait à voir en Nouvelle-Zélande car j’étais vraiment à l’arrache. Bon je le suis toujours mais je sais quelle direction prendre maintenant.

Les « Yup’ik Eskimo »

Il se trouve que Nikki à vécu pendant 2 ans à l’Ouest de l’Alaska dans un village accessible uniquement par avion où les loups attaquent encore les Hommes. Elle est revenue dans la partie « civilisée » d’Alaska depuis seulement 2 mois donc beaucoup de nos conversations ont tourné autour des Yup’ik, peuple avec lequel elle a passé de nombreux mois. C’était vraiment enrichissant d’apprendre tant de chose sur la culture Eskimo. Je pense que ce sont des endroits comme ça où l’on peut vraiment se faire dépayser par l’Alaska car sinon cela reste les US et on en attend plus.

J’ai même appris quelques mots et expression :
Waqaa -> ( se prononce : Waka) -> Salut
Quyana -> (Kuyana) -> Merci
Usviituq -> (Yussavitok) -> Il est fou
Wii-nga atqa -> (Wina atka) -> Je m’appelle
Akutaq -> (Agutak) -> Ice cream Eskimo
Voilà, maintenant vous savez parler Eskimo vous aussi et vous pouvez vous faire comprendre dans le Sud-Ouest de l’Alaska.

eagle river

L’Ice Cream Eskimo

Ce fût une des bonnes surprises des propositions du défi n°4 à réaliser en Alaska. « Manger une Ice cream Eskimo » n’a pas obtenu assez de votes mais l’idée d’en manger une était bien présente. Comme de par hasard, Nikki a appris à la créer auprès des Yup’ik et m’a donc enseigné la recette ainsi que l’histoire de l’Ice cream Eskimo qui se fait plus généralement avec du gras de phoque (le gras de baleine est plus rare). Celui-ci réchauffe le corps et vous fais transpirer. La sensation est assez étrange apparemment. Apparemment, car elle a voulu m’épargner ça, disant qu’elle a été très malade la seule fois où elle a essayé. 
Il y a donc une version plus « light » ou on remplace le gras par du beurre. C’était hyper bon ! Je vous en préparerait quand je reviendrai. Comme ça on deviendra diabétique tous ensemble.

 

Ma traversée de l’Alaska en stop

 

Alyeska

Je suis finalement parti de Kenai où j’ai vu l’Océan Pacifique pour la première fois (avec le brouillard ça fait pas rêver) en direction d’Anchorage, capitale économique de l’Alaska. J’étais pas tellement chaud pour le stop avec la météo très capricieuse mais je prend très cher au niveau du budget. Aujourd’hui c’est le moyen le plus économique que j’ai trouvé pour me déplacer. Après une journée à tendre le pouce je retrouve Mauricio à Alyeska, station de ski du Sud d’Anchorage. Nous passons ici 5 jours pour randonner et profiter du toit d’une auberge car comme d’hab… il pleut. Mais c’est vrai qu’être mouillé et se dire que le soir on va sécher c’est cool.

foretalaska

Eagle river

Mauricio prendra ensuite son avion pour repartir en Amérique du Sud et moi je continue de tendre le pouce pour rejoindre Fairbanks. Je suis hébergé une nuit chez 2 militaires qui m’apprennent le tir à l’arc. Attention pas un arc en bois, un arc de compète où on a pas envie de se prendre la flèche dans le cul. J’aurai aussi droit aux spaghettis à l’élan et à un MacDo le lendemain après une session de pick-up dans les bois. Je pars ensuite pour Wasilla afin de gagner quelques kilomètres en vue de la longue route qui m’attend le lendemain. Kurt, un bucheron qui m’a pris en stop la veille m’héberge. Ca m’évite de me cailler dehors car au petit matin tout est blanc autour de la maison.

Le bus magique

Pas très serein, je commence à tendre le pouce vers 7h30. La saison touristique est terminée et nous sommes dimanche. En voyant ma pancarte « Fairbanks » certains automobilistes rigolent en me passant devant genre « tu rêves mon gars ». J’arrive finalement à Healy 6h plus tard, 400km plus haut. Healy, ce nom ne vous dis rien, et pourtant tout voyageur qui se respecte connais l’histoire qui s’est passé dans cette bourgade de 800 habitants.
Si je vous dis « Into the wild » vous pigez ? C’est là-bas que sont les bus magique. Et c’est aussi pour ça que j’avais choisi de finir ma traversée de l’Amérique à Fairbanks, afin d’aller y faire mon pèlerinage. C’est ce film qui m’avait fait réfléchir il y a quelques années et m’avait donné l’envie de partir autour du monde. Je vous encourage d’ailleurs à le regarder si vous ne l’avez pas vu, il est magnifique.

Je parle de bus au pluriel. Bizarre non ? Sachez qu’il y a le bus du film. Celui-ci est à 2 pas de la route sur Healy. Très facile à visiter donc. L’intérieur du bus est identique à ce que l’on voit dans le film. Ca fait un petit quelques chose de se dire que c’est notre tour d’être à l’intérieur. C’est ce bus que je regardais à travers la télé c’est fou.
Et puis il y a le vrai bus. Le vrai bus magic où Chris McCandless (Supertramp) a perdu la vie en 1992 dans son rêve d’aventure. Celui-ci est accessible après une marche de 32km sur le « Stampede Trail ». C’est facile à repérer sur GoogleMap car le parc national de Denali entoure cet itinéraire sans jamais le toucher. La marche n’est pas difficile mais impose dans traverser 2 rivières. La première, la « Savage river » se passe facilement. La deuxième, la « Teklanika river » a déjà pris plusieurs vies. Très dangereuse, c’est elle qui m’empêche de rejoindre le bus au mois de Septembre. Cette rivière ne se traverse que de Juin à Août et uniquement le matin. Je croise plusieurs backpackers qui se sont cassés les dents dessus et je préfère jouer la sécurité. Quitte à revenir ici un jour.
Si vous le souhaitez l’équipe de Terre Boréale peut vous guider jusqu’au bus. N’hésitez pas à les contacter pour plus d’infos, c’est eux qui m’avaient briefé pour ma tentative.

Fairbanks

De retour ici. La météo est meilleure qu’il y a un mois même si je me prend ma petite tempête de neige en partant d’Healy. Cette fois-ci un Couchsurfing a répondu favorablement à me demande sur Fairbanks et je passerai ma dernière soirée au chaud en compagnie de 3 autres couchsurfeurs. Une allemande, une anglaise et un israélien. Sans compter ses potes venus voir le match de football US. Et c’est pas fini. Avec le décalage horaire nous sommes aussi les tous premiers à tester le nouveau FIFA 16. Ca m’avait manqué de faire mon gros sur le canapé devant la Xbox.
Le lendemain je serai à l’aéroport près de 10h en avance car ça n’a pas changé il n’y a toujours rien à faire gratuitement ici. Et puis comme je veux pas payer le bus ça m’évite de marcher de nuit. En fin de compte mon avion sera annulé et je ferai nuit blanche à l’aéroport pour arriver de nuit à Honolulu… Les boules.

Du coup, à l’heure où vous lisez cet article je suis surement les pieds dans le sable à Hawaii. Je l’ai attendu ce moment vous imaginez même pas. Ou si je n’ai pas les pieds dans le sable je fais certainement autre chose car ma copine, que je n’ai pas vu depuis mon départ, est venue me rejoindre. Vous êtes grands je vous fais pas un dessin.

james creek

 

Bons plans Amérique du Nord

Après 5 mois passés sur ce continent voici quelques petits conseils pour économiser quelques sous pendant votre voyage en Amérique du Nord et avoir de beaux souvenirs..

  • Les magasins Walmart autorisent le camping sur leurs parkings. Très délicat en tente ça vous permet de passer une nuit gratuite si vous avez une voiture ou un camping car. Cette chaîne de magasin est aussi connue comme étant le magasin proposant les meilleurs prix du continent.
  • Utiliser le site www.freecampsites.com pour trouver des spots de camping sauvage gratuits et légaux, accessibles en voiture. Ca vous évite de vous casser la tête à vous trouver un endroit pendant des heures.
  • Demander le numéro de téléphone a un local pour bénéficier des réductions de sa carte fidélité quand vous faites vos courses (chez Safeway par exemple). Il y a de belles économies à faire.
  • Si vous commandez un coca au bar, vous payez une fois et buvez autant de fois que vous voulez.
  • Avant de payer un camping dans les parcs nationaux (qui seront peut-être plein), n’hésitez pas à aller demander à des campeurs déjà en place si ça les intéresse de partager leur emplacement.
  • La meilleure saison est sans aucun doute l’Automne. Vous y verrez les plus belle couleurs. Mi Août pour le cercle polaire. Début Septembre pour Denali. Mi Septembre pour les environs d’Anchorage. Et début Octobre pour Yellowstone et le Grand Téton.
  • Ma meilleure expérience aujourd’hui est certainement mes 3 semaines de volontariat au ranch dans le Montana auprès des bisons. N’hésitez pas à jeter un oeil à l’article en question si ça vous branche et que vous voulez le contact.