coldustbernard

L’Eurotrip pour terminer le tour du monde

août 16, 2016 / by / 0 Comment

Le mois de Juillet était synonyme de départ. Après un mois passé sur mes planches à neige il était l’heure de reprendre la route avec un programme très chargé et très costaud pour tenter de terminer en beauté ce tour du monde.

 

Objectif Azub

Ce voyage avait pour premier but de rejoindre la République Tchèque et les locaux d’Azub, la marque qui avait créé mon tricycle. Le tour du monde se terminait et je n’avais plus la motivation de repartir sur 3 roues. Comme Azub et Angletech m’avaient, à l’époque, réparé le tricycle gratuitement je me suis dis qu’aller leur offrir serait un moyen de renvoyer l’ascenseur. Le tricycle serait mieux avec quelqu’un qui a un réel projet plutôt qu’à prendre la poussière dans un garage. Initialement prévu en pédalant une déchirure à la patte m’a contraint à partir en voiture. Ce fût l’occasion de parcourir plus de terrain et de voir plus de choses.

J’ai donc fait une première halte à Cortina d’Ampezzo dans les Dolomites italiennes. Dommage pour moi, la pluie et l’orage ne m’ont pas lâché pendant 2 jours… Mais je retiens un très beau spot pour la rando et le VTT, je reviendrai très vite.

S’en est ensuite suivi la traversée de l’Est de l’Autriche puis du Sud de la République Tchèque. Je rencontre Marek à mon arrivée qui me fait visiter les locaux d’Azub et me présente leur équipe. Pour la petite anecdote, il m’explique que l’an dernier, Angletech-Cycle Different, qui ont réparé mon tricycle aux USA, ont été le plus gros revendeur de tricycles Azub au monde. Je ne sais pas si tout est lié mais en tout cas ça me fait plaisir de savoir que je les ai peut-être aidé pour quelque chose.
Au moment de repartir, et aux dernières nouvelles, on m’apprend que mon tricycle va être offert à un jeune tchèque de 15 ans qui voulait un tricycle. Ayant subit pas mal d’opérations ses parents n’avaient pas les moyens de lui en acheter un et une fois réparé le trike pourrait lui aller à merveille. Je repars de République Tchèque avec un poids en moins. Une page se tourne.

kitzbuhel

 

Le roadtrip

 

Après ma BA de la journée je retourne en direction de l’Autriche et de Salzbourg. Mon pote de chambre de l’ENSA, un peu éméché à la fin du stage quand je lui en avais parlé m’avait annoncé qu’il voulait venir voir l’Autriche. Résultat je récupère Robin à la gare pour une semaine de vadrouille dans les Alpes. Là aussi nous voyons beaucoup de choses en pas beaucoup de temps… Les noms en autrichien/allemand ont du mal à rester en mémoire.
Parmi les plus beaux souvenirs je retiens la grimpée de Streif à Kitzbühel (la Mecque du ski), le massif du Voralberg et la zone frontière entre le Tyrol et la Bavière avec le Zugspitze, plus haut sommet d’Alllemagne.
Sur la route du retour nous passons certainement par le plus bel endroit du voyage : Saint Moritz. La station des Grisons Suisse puent le fric à plein nez mais les lacs, montagnes et forêts qui l’entourent sont à voir absolument !

Nous continuons notre remontada par l’Italie. Tout le monde dit du bien du Lac de Come et bien nous, nous n’avons pas trouvé que ça cassait 3 pattes à un canard. On a l’impression que l’Italie a une génération de retard dans ses infrastructures et les paysages étaient bien loin de ce que nous avions vu les jours précédents. Bref, on ne recommande pas.

Pour notre dernier jour, après avoir dormi au sommet du col du Grand St Bernard, nous crapahutons jusqu’au sommet d’une arrête pour aller déjeuner en face du Mt Blanc, boire un dernier coup de Chartreuse et faire de la luge sur les névés pour redescendre à la voiture. Nous terminons ce voyage en passant quelques heures avant les coureurs du Tour de France sur le col qui mène au barrage d’Emosson. L’occasion de voir beaucoup d’européennes agitant des drapeaux et de nombreux européens agitant des packs de bières.

baviere

Le surfeur breton

Je repasse quelques jours à la maison pour refaire mon sac avant de partir pour mon dernier mois de voyage où je visiterai la France. Je pars en direction de St Malo rejoindre mon pote Alexis qui doit m’emmener surfer en Bretagne. Au final on aura plus fêté nos diplômes respectifs que pris de vagues mais bon… J’aurai quand même vu le Mont St Mich Mich (de loin) et des dauphins. Alors c’est cool.

 
stmalo

Le Canal du Midi

Toutes ces infos vous les retrouverez dans cet article (encore en préparation pour le moment)

 

Retour en Haute-Savoie

Après l’éprouvante traversée du canal l’objectif est d’enchaîné avec 600km de VTT pour remonter à la maison. Je ne suis jamais vraiment remonté sur un vélo depuis le voyage en Norvège, encore moins pour faire du trekking. Même si le doute plane je suis quand même confiant quand à mes chances d’arriver à la maison et de terminer mon voyage comme il a commencé : en pédalant ( je parle du tout début et de la toute fin, pas du milieu 🙂 ).
Après 100km le premier jour je retrouve mes copains des Philippines Jacky et Aurélie qui m’accueillent chez eux vers Montpellier. Le lendemain je décide de prendre la direction de l’Ardèche. J’ai mal au cul, j’ai mal à une épaule et en plus ça monte… Mais, petite satisfaction personnelle, je bat mon record personnelle en terme de distance journalière : 140km (en VTT et chargé) ! Je m’endors pas très loin du Pont d’Arc. M’endormir est un bien grand mot car j’ai attaché le hamac à côté d’une soirée où le seul joueur de trompette d’Ardèche était présent. Jusqu’à 5h du matin il a soufflé dedans ce con…
Le lendemain aura été ma dernière journée. Les cols ardéchois m’ont fait péter des cloques mal placées qui m’empêchaient de m’asseoir sur ma selle… Quand on regarde, 350km en 3 jours avec aucun entraînement avant il fallait se douter que ça pouvait se terminer comme ça.
Comme j’étais obligé de marcher à côté du vélo en montée, il m’était impossible d’attraper les derniers trains à Valence pour rentrer à la maison. Une journée de repos ne m’aurait pas servi à grand chose car à l’heure où je vous écris j’ai toujours mal au cul… C’est donc ma petite chérie qui est descendue me chercher pour me ramener en voiture à la maison.

Je n’avais pas imaginé que ça se terminerait comme ça mais aucun regret. Je retiens que le vélo n’est pas fait pour moi quand je voyage et qu’il faut que j’arrête mes conneries.

ardeche

 

Se tour du monde se termine comme il a commencé : à l’arrache. Mais maintenant j’en rigole. Le voyage va lui continuer. Pour l’heure je n’ai pas encore décidé de la suite à donner à My Bike Is Your Bike. Pour le moment j’ai encore beaucoup de travail à faire sur ce projet, notamment de la vidéo. Je déciderai donc plus tard de ce qu’il adviendra de tout ça. Parallèlement, un autre projet pro, toujours lié au voyage est en train de voir le jour. Les plus curieux d’entre vous sont déjà tombés dessus mais pour l’annonce officielle il faudra encore attendre un peu…