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Descente du Canal du Midi en paddle

août 22, 2016 / by / 0 Comment

C’était le dernier gros challenge de ce tour du monde. Tenter la descente du canal du midi en paddle pour rejoindre la mer Méditerranée. Au programme 200km sur l’eau pour devenir l’une des toutes premières équipes à réaliser cette traversée.

 

 

La Vidéo

Les cinq minutes qui retracent notre semaine sur le canal du midi. Les images sont toujours plus sympas que les mots.

 

Le Départ

Pour cette épopée, ma camarade de cordée du Kilimanjaro – Laetitia – me rejoint. Le départ initialement prévu depuis le centre ville de Toulouse ne s’est pas fait… Nous avons préféré partir en périphérie de la ville afin de ne pas trop attirer l’attention et de ne pas avoir à faire notre paquetage au beau milieu de la rue.
C’est donc avec l’aide mon oncle et ma tante, et aussi (et surtout) de Léo qui a pompé comme un chef, que nous prenons notre départ. Les sensations, principalement pour ce qui est de l’équilibre, sont très différentes avec des sacs de 25kg à l’avant des planches mais on s’habitue très rapidement. Il faut dire que nous sommes parti un peu à l’arrache… Il y a encore un an ni l’un ni l’autre n’étions encore monté sur une planche de paddle et avant ce périple nous avions seulement que 5-6 sorties dans les pattes sur lacs. Mais maintenant on est au top !

 

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On se met gentillement dans le rythme

La mise en route est tranquille. Grosse découverte pour tous les deux. On savoure. Puis arrive la première des 64 écluses. Aïe aïe aïe. Comme je vous le disais, on était à la one again. On sait pas si on a le droit d’être là, on sait pas non plus si on peut passer dans les écluses. Du coup, un peu au culot, on part demander si, en même temps que le bateau qui se présente, nous aussi on peut passer. Et là, l’éclusière nous dit oui ! Cela ne nous a pas vraiment fait gagner de temps mais c’était sympa de pouvoir le faire. On a ensuite bien compris que nous n’étions normalement pas autorisé à faire ce passage…
Ainsi, pour les 63 autres écluses nous avons réalisé des portages. C’est-à-dire qu’on s’arrête avant l’écluse, on lève le paddle pour le sortir de l’eau pour après détacher le sac. Pour la technique, Laetitia mettait sa planche sur des roulettes avec son sac dessus et prenait les pagaies, quand à moi sac sur le dos et SUP (Stand Up Paddle) sous le bras. C’est sans nul doute la chose la plus épuisante de cette traversée. Surtout quand les écluses sont espacées de seulement quelques centaines de mètres.

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Des conditions difficiles

Même si on enlève les écluses tout n’est pas facile pour cette descente. Le canal du midi n’est, pour le moment, pas vraiment adapté à la pratique du paddle sur sa longueur. Les berges ne nous facilitent pas la tâche car elles sont pour la plupart du temps très hautes, ce qui nous casse le dos pour sortir les SUP chargés ou pour les remettre à l’eau.
La météo a été excellente, trop excellente même. Le 3ème jour il faisait 38°C à l’ombre tandis qu’on pagayait. Et la chose qui nous surpris (et même choqué), c’est que les éclusiers n’ont pas le droit de nous donner de l’eau… L’une d’elle a même tenté de nous vendre des bouteilles mais heureusement nous avons pu compter sur le sourire de Laeti et de personnes bienveillantes.

 

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Le point positif est que nous avons « descendu » le canal du midi. On est d’accord qu’il n’y a pas de courant dans l’eau, du fait qu’il y ait des écluses. Les vélos qui longe le canal descendent d’une centaine de mètre entre Toulouse et la Méditerranée mais nous on parle de descente grâce au vent dans le dos. Il a fallut attendre plusieurs jours avant que celui-ci se lève mais fort heureusement nous ne l’avons presque jamais eu de face. Sinon nous aurions très certainement terminé à Bordeaux…

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Une expérience géniale

Tous les jours nous nous réveillions à 7h. Après avoir plié le camp et déjeuné nous démarrions sur le canal à 8h pour terminer aux alentours de 20h le soir avec une petite pause à midi pour manger. Il nous fallait pagayer longtemps si nous voulions tenir notre moyenne de 25km par jour.
Pendant cette semaine de paddle nous avons rencontré énormément de personnes, toutes aussi bienveillantes les unes que les autres. Toujours avec le sourire et à nous encourager. Nous étions un peu les mascottes du canal et ça faisait beaucoup de bien pour le moral.
On retiendra une expérience fantastique, avec Aurélie, notre autre coéquipière du Kilimanjaro, qui est venue se joindre à la fête pour les 20 derniers kilomètres. On ne sait toujours pas ce que dit la règlementation quand à la possibilité où non de naviguer sur le canal du midi en SUP mais mis à part un pêcheur on a pas vraiment eu de contre indication.
Mais voilà du coup c’est fait, on a réussi !

 

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