coron

Bloqués sur l’île de Busuanga pendant une semaine

avril 07, 2016 / by / 0 Comment

Pour cette deuxième partie de voyage nous changeons d’île pour rejoindre Coron, sur l’île de Busuanga. C’est là ça se corse.

 

La vidéo

La traditionnelle petite vidéo pour donner quelques images à tous ces textes. A regarder en plein écran.

 

Le transfert jusqu’à Coron

Après notre dernière nuit sur Palawan nous nous dirigeons jusqu’au port pour prendre une bangka (bateau traditionnel philippin) qui doit nous emmener sur Coron. La tête dans le cul, nous nous apprêtons à faire une traversée de 7h. Nous savons aussi que si la mer n’est pas calme le voyage peut vite devenir un enfer. Nous nous retrouvons avec Alain et Elsa qui étaient avec nous pendant les 3 jours. Baptiste et Aloïse sont dans une autre bangka. Par chance nous avions de la place pour nous allonger et le trajet est plutôt bien passé grâce à toutes nos siestes. Nos deux compères ont eu moins de chance car leur bateau a pris une autre trajectoire et ils ont passé 3H dantesques à se faire brasser par d’énormes vagues.
Arrivés à Coron l’objectif est de trouvé la guesthouse que nous avions réservé par Facebook quelques jours. Un tricycle nous propose 100PHP pour nous emmener. Aux Philippines on ne négocie pas les prix, ça ne se fait pas. La plupart du temps les gens sont tellement gentils et souriants qu’on a même envie de leur donner plus… Pour le coup nous refusons et attendons qu’un autre viennent nous accoster. Nous en trouverons un qui nous emmènera pour moitié moins cher. L’ambiance change carrément. Ici il fait très sec, la terre est rouge et on est vraiment dans une « vraie ville » avec beaucoup de monde. Ca nous change. Manque de pot le mec ne nous pose pas au bon endroit et nous nous tapons 20min de marche avec nos gros baluchons jusqu’à notre guesthouse sous 40 degrés. Au top.

La partie bien


A moto dans la pampa

Nous devons passer 4 jours sur cette île réputée comme l’un des meilleurs spots de plongée au monde du fait des épaves de navires Japonais qui reposent ici depuis l’après guerre. Manque de pot (bis), on ne plonge pas et les baptêmes sont hors budget alors qu’ils ne nous emmènent pas sur des épaves. Par chance on a une autre mission ici ! Jacky et Aurélie, qui ont fait notre trip mais dans le sens inverse, nous ont dit de chercher une certaine Josepha qui peut nous emmener dans une communauté qui vie seule sur une île loin de la civilisation. On se met donc à sa recherche mais mais sans succès. Finalement on se loue une moto et nous partons à la découverte de l’île de Busuanga. Les paysages et la terre rouge nous font penser à la Tanzanie que nous avions découvert au moment d’aller tenter l’ascension du Kilimanjaro. Ici la route n’est pas encore terminée et on se retrouve assez fréquemment dans des passages en terre. Première fois que je montais sur une moto j’avais l’impression que je faisais le Dakar. Aux Philippines, pendant la saison sèche il y a énormément de feu. On passe justement à côté d’un qui nous chauffe les poils. Ici il y a tout qui crame mais personne s’inquiète. Donc on s’inquiète pas non plus et on suppose que c’est de la culture sur brûlis. Culture sur brûlis. Les 3 mots que tu as appris en 6ème en cours de Géographie et que tu n’as pas réutilisé depuis. Et bin nous on l’a vu !
Bon par contre le loueur nous avait pas dis que la bécane n’avait pas beaucoup d’essence. Imaginez ma tête lorsque l’on est tombé en panne au milieu de la pampa philippine à 20km de la ville… Heureusement nous trouverons assez vite des enfants pour nous aider. Ils ne parlaient pas anglais mais avec quelques sourires et mimiques ils comprennent et nous vendrons de l’essence dans des bouteilles de coca. Ouf.

feuauxphilippines

 

Le « balut » !

En rentrant nous croisons nos copains lyonnais. Chacun fait sa soupe de son côté la journée et on se retrouve le soir pour sucer nos jus de calamansi et la Red Horse pendant qu’on se raconte nos aventures du jour. Et puis nous trouvons un endroit où manger du « balut ». Après des recherches infructueuses à El Nido je décide de ne pas laisser passer ma chance bien que je sois un peu malade. Baptiste, Aloïse et Amandine font leurs petits joueurs (comme Jacky d’ailleurs !) et ne me suivent pas.
Le balut n’est rien d’autre que le très célèbre oeuf fécondé qu’on déguste en Asie. Ce n’est pas propre aux Philippines on en trouve dans plusieurs pays, mais ici il n’y en a pas à tous les coins de rue. J’achète donc mon balut pour 17PHP. Par contre, absolument aucune idée de comment manger ce truc. Je regarde les quelques philippins qui s’enfilent ça comme des petits pains pour faire pareil. Là, ils commencent à m’expliquer comment le manger. Ils me disent aussi que « manger un balut te donnera assez d’énergie pour niquer 3x comme un coyote ce soir ». Ah bah si je peux niquer 3x comme un coyote go !
J’ouvre donc mon oeuf et je tombe nez à nez avec la tête du poussin. J’avale le jus qui a le gout du blanc d’oeuf. Je mets ensuite du vinaigre et du sel et j’attaque la tête. Il faut bien mâcher pour faciliter la digestion étant donné que nous ne sommes pas habitués à manger ce genre de mets en Europe. Je ne sens pas trop le goût avec le vinaigre et ça passe plutôt bien. Le plus dure est de manger les os qui sont encore sous forme de grosse boule blanche. Ca ressemble à du caoutchouc assez dur, assez mauvais et très chiant à mâcher. Ca passe plutôt mal. Au final, après plus de 5min, j’ai fini mon oeuf. Nous rentrons donc nous coucher. Je tombe raide mort en m’allongeant sur le lit. Ca devait pas être un coyote très fort…

balutphilippines

 

L’Island Hopping

Comme la semaine précédente nous nous relançons à la conquête des endroits paradisiaque sur l’île de Coron. Alors pour bien comprendre le truc, il y a l’île de Busuanga où on dort, où on a fait la moto, où il y a de la vie et où se trouve la ville de Coron. Et puis il y a l’île de Coron juste en face où là c’est que pour faire du island hopping et de la plongée. Ici pas de Nativ’Exploration. Nous optons donc pour le tour A et nous ferons le tour B le lendemain. Pour le snorkeling on est bien déçu par rapport à tout ce que l’on avait vu sur El Nido. Ici il n’y a que des coraux morts et un putain de cobra de mer noir et blanc qui est sorti à même pas 5m de nous. Sa morsure est mortelle, on s’est fait dans le froc…
Par contre ici ils ont des lacs intérieurs, très clairs, avec un mélange d’eau douce et d’eau de mer chauffées par un volcan. On serait au dessus d’un volcan apparemment. Et du coup ici on s’est bien bien gavés. A choisir entre les deux on partirait plutôt sur le B qui est un chouille mieux.

La partie moins bien

 

Le gros faux plan Banaue

Au lieu de prendre un bateau pour Manille on s’est finalement décidé à payer un billet d’avion à 120€ par tête pour repartir sur la capitale un jour plus tôt et monter profiter des rizières de Banaue pendant 3 jours, au lieu de 2 initialement prévues. C’était sans compter la péripétie du voyage… On se disait aussi que tout se passait trop bien. Aux Philippines, comme je vous le disais dans l’article sur Palawan, il y a de la wifi partout mais pas assez pour faire autre chose que des mails ou des messages. Nous avons donc pris nos billets dans une agence de voyage locale. Après ça on décide d’assurer le coup et de contacter la compagnie de bus qui doit nous emmener à Banaue pour réserver des places. Et là c’est le drame. Tout est complet. Impossible de monter aux rizières. Il se trouve en fait que le pays est très catholique et que nous sommes la semaine de Pâques. Les locaux partent donc tous de Manille pour rentrer dans leurs familles partout dans le pays. On a bien essayé de trouver une autre solution, mais cette région montagneuse se trouvant à plus de 10h au Nord de Manille restera inaccessible pour nous.
On tente de regarder pour une autre destination mais tout est complet partout sauf dans des zones ultra touristiques. Nous nous résignons donc a passer nos derniers jours de voyage sur Coron, à notre grand désespoir. Coron c’est bien 2-3 jours mais pas plus. Nous y sommes finalement restés 6 jours.

etoiledemer

 

L’interminable retour

L’avantage de prendre un billet d’avion dans une agence est qu’on peut modifier nos horaires de vol. Normalement. Quand nous y sommes retournés la pseudo boutique était placardée de planches de bois. Elle n’a pas rouvert de tout le temps que nous sommes restés à Coron… Encore un billet d’avion dans le cul… Evitez d’aller prendre vos billets chez Ladap Travels. Ne pouvant pas nous permettre de racheter un billet on décide de tenter le bateau qui part tous les trois jours pour Manille. Arrivés à leur agence la vendeuse nous apprend que le ferry est complet. On parle pas d’une bangka, on parle d’un gros paquebot comme ils ont pour les croisières (enfin presque). Putain !! Maintenant ça devient même impossible de rentrer sur Manille. Nous trouverons finalement un autre bateau qui part un jour plus tôt. Le petit hic : il met 17h pour retourner à la capitale.
Heureusement pour nous nous croisons une allemande et un philippin qui nous tiendront compagnie pendant tout le voyage qui a duré 18h30. Philippino style qu’ils disent les cons. N’ayant absolument aucun plan pour la nuit que nous nous apprêtons à passer sur Manille nous les suivons dans un jeepney (bus local) pour rejoindre le quartier de Malaté et une guesthouse dans laquelle ils ont l’habitude de loger. Le quartier est question est le quartier où se trouve le plus grand nombre de prostituées de Manille. La ville attire tristement des touristes du monde entier qui viennent « vider l’eau de leurs olives » comme disait un de mes prof. Ce serait un Bangkok puissance 10, au moins. Même si nous ne sommes pas descendus dans le quartier après notre arrivée, dans notre guesthouse, ce n’est pas des jeunes backpackers que nous côtoyions, mais des hommes de la cinquantaine qui n’étaient pas là pour se promener en sac à dos…
Nous avons donc passé notre nuit et sommes partis assez tôt à l’aéroport où nous nous sommes bien ennuyés jusqu’à notre vol. C’était cependant préférable que de rester dans cette drôle d’atmosphère où même de se promener dans Manille qui n’a franchement rien d’intéressant.

Notre passage en Asie du Sud-Est s’achève. Bien que notre deuxième semaine fût foireuse nous vous encourageons à venir ici. Le tourisme n’a pas (encore) tout détruit, les paysages sont magnifiques et les gens sont hyper accueillants. Essayez simplement de ne pas venir pendant la saison des pluies où la semaine de Pâques et vous vous régalerez.

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Informations Coron

Billets de bateau El Nido – Coron disponibles un peu partout sur El Nido. A réserver 3-4 jours max avant votre départ. 1200PHP. Nous les avons pris trop vites à l’Art Café et nous nous sommes fait entuber car nous avons payé 1500PHP.

Trajet Port – Centre de Coron en tricycle = 50-60PHP maximum

Tour A = 650PHP
Tour B = 750PHP

Nous avons passé toutes nos nuits au Lagrosa Backpackers. Petite chambre ventilée avec sanitaires communs pour 600PHP. Très propre et bien situé. On recommande. Essayez de bien réserver par Facebook avant votre arrivée car elles avaient tendance à refiler à tout le monde les chambres climatisées qui coûtent le double ou augmenter le prix à 750PHP pendant la période de Pâques. Nous, pas de souci.

Location de moto pour une demie journée = 300PHP chez Angel Motors

Entrée Maquinit Hot Springs = 200PHP. Accessibles en moto à 5km à l’Est de Coron. Sinon 300PHP par personne en prenant un tricycle qui vous attendra pendant 1h là bas.

Bateau pour Manille = 1000PHP avec Atienza Shipping Lines. Départ tous les samedis. Ils sont jamais à l’heure, comme partout ici, donc prévoyez large si vous rentrez sur Manille pour prendre un avion. L’agence se trouve à l’entrée du port de Coron, juste à côté de l’agence que l’on voulait prendre au départ, 2GO, qui fait payer le double pour 12h de trajet. On ne regrette pas notre trajet, c’était cool d’être avec les locaux. Attention ça tangue un peu…

Guesthouse à Manille : Wanderers Guesthouse. 800PHP la nuit dans une minuscule chambre et avec sanitaires en commun. Bonne guesthouse avec pas mal de plans et une bonne connexion même si la clientèle est glauque. Le quartier de Malate est celui des « backpackers ». Beaucoup de logements à bons prix.

Taxi Malate – Aéroport = 350PHP. Attention, lors de votre arrivée, quand vous êtes encore blancs comme des culs, les chauffeurs ne vont pas hésiter à vous entuber en vous proposant ce même trajet (dans le sens inverse) pour 1500, 2000 voir 2500PHP. Ne vous faites pas avoir. Ca c’est pour les taxis blancs. Sinon il y a quelques taxis jaune avec des compteurs où vous êtes sûrs de ne pas vous faire avoir mais de payer vers les 500-600PHP pour ce même trajet.

Que faire à Manille ? Rien… La plupart des blogueurs le disent, Manille n’est pas une ville très intéressante. Il y a Intramuros qui est la vieille ville avec quelques églises qui ont quelques siècles qui se positionne en number one. Sinon on nous a aussi parlé de China Town qui est assez sympa et qui est le seul endroit de Manille où on peut des fruits frais et pour pas cher.

Compagnie de bus qui monte à Banaue : Ohayami Trans. Trajets tous les soirs entre 21h et 22h pour l’allée (arrivée sur place au petit matin). Les retours se font également quotidiennement vers les 18-19h.

Si vous avez le choix, faites votre voyage dans le sens inverse de nous. Commencez par les rizières de Banaue qui sont grandioses apparemment, Coron et enfin El Nido.